La musique amazigh (berbère) est elle aussi divisée en sous groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhit, tarifit, soussie etc. Cette musique est aussi divisée en "moderne" et "traditionnelle".
La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le Sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.
La chanson marocaine prend son essor avec l'indépendance du pays. Deux grandes tendances se sont d'emblée révélées : l'une adoptant l'arabe classique et l'autre adoptant l'arabe dialectal, la première essaya de rester classique, respectant un style très conventionnel alors que la seconde tendance introduit un répertoire plus léger, plus proches du public populaire.
Plus tard, dans les années 1970, l'apparition de formations musicale telles que Nass El Ghiwane, Jil Jilala, Lem Chaheb, les frères Bouchenak marquent un renouveau dans la musique marocaine.
Le début des années 1980 fait connaître à un large public le phénomène de l'émergence de la world music, une musique dite ethnique qui recouvre aussi bien la musique pop du tiers monde, la musique pop européenne qui utilise les influences du tiers monde et la musique traditionnelle. Ce nouveau phénomène musical fera connaître les rythmes marocains et particulièrement la musique gnawa à l'occident. De nombreux musiciens et interprètes marocains introduisent alors ces sonorités gnawas dans leur répertoire musical.
Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui compose une musique synthétisant l'esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, métal, reggae ...). Un des événements les plus importants de cette scène "underground", est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tout les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.
Musique arabo-andalouse
Connue autrefois sous le nom de “moussiqua al-âla”, c'est une musique de cour jouée et chantée dans les grandes villes du Nord du Royaume : Fès, Tétouan, Oujda, et Tanger. Elle est surtout présente dans le Nord du pays du fait de l'histoire de ces régions et des origines de leurs habitants (arabes chassés de l'Andalousie). L'orchestre est composé du plusieurs instruments à cordes. Les poèmes sont en arabe littéral ou dialectal. Les membres de l'orchestre sont tous vêtus de djellabas blanches.
Le Gharnati
Le Gharnatie est un courant qui vient du patrimoine Andalou/Mauresque A savoir que ce mot veut dire Granadien(grenade en arabe >>>gharnata et en espagnol >>granada)) La Maurétanie est non pas la Mauritanie mais c'etait l'ancien Maroc Actuel. A la chute du monde Andalou presque toutes les archives philosophiques, theologiques, scientifiques et aussi culturelles ont été transferées en Maurétanie dont la musique andalouse (chant religieux). Aujourd'hui on peut distinguer 3 courants:L'Andalou (l'essence de cette musique) & deux autre courant : le Aïssaoui qui a été inventé à Meknes & Fès ville spirituelle & intellectuelle du Maghreb, et le Gharnati qui a été "transféré" à Oujda ville de l'oriental marocain qui s'inspire des deux courants précédents. L'instrument principal du Gharnati c'est le Oud (guitare Andalouse) mais il ya aussi les fameuses derboucas & bendir. Bien que ce patrimoine soit considéré majoritairement comme patrimoine marocain, cette musique a affecté tout le pays du monde arabo/Musulman et en premier lieu l'Algérie avec la région de Tlemcen & Oran considérée comme la région jumelle de oujda (car avant cette région d'algérie faisait partie de la Maurétanie actuel maroc, voilà pourquoi le Raï s'inspire beaucoup du châabï Marocain ).
Le Melhoun
La chanson populaire arabe au Maroc emprunte ses modes à la musique andalouse, en les simplifiant. La Qassida a cependant conservé la division du texte en strophes comme dans le chant andalou : le couplet (ghson : branche ou rameau) peut comprendre de huit à seize vers, un court refrain (harba : lance) offre une alternance qui permet de rompre la monotonie du discours musical du chant Melhoun.
Aïssaoua
Fondée au XVIe siècle par Sidi Mohamed Ben Aïssa, cette confrérie religieuse se rattache au soufisme. Son centre spirituel (zaouia) principal se trouve à Meknès où son fondateur est enterré.
Le Samaa
Le "Samaa", "l'écoute" est un art de chants polyphoniques sacrés, hymnes au Prophète Mohammed (P.S.) et à Allah.
Musique berbère
Inspirée par la beauté saisissante du paysage rural marocain et la résonance du bendir, qui régit la rythmique des chansons, les chants et danses Berbères sont un spectacle fascinant, riche en poésie et en couleurs. Les danses ont lieu durant les festivités, le soir autour d'un grand feu de bois. Les hommes et femmes membres de groupes musicaux sont toujours vêtus d'habits traditionnels. L'expression de l'âme berbère passe incontestablement par les chants et la musique qui se transmettent ainsi de génération en génération. La rythmique est la base fondamentale de cette musique. La danse accompagne toujours les chants berbères. Ainsi, les trois styles de danse et de chants berbères correspondent aux zones linguistiques.
Tsanguif ou Tasnguift
Concept d'origine berbère qui signifie: a cappella. Généralement, c'est un style dominé par les voix féminines pendant les occasions des mariages, et où les femmes chantent la douleur de la séparation entre la fille et sa mère.
Musique Chaâbi
Le chaâbi marocain est une musique que l'on retrouve fréquemment dans les mariages. Ce style de musique populaire est associé à la fête et s'est surtout développée dans les villes marocaines. L'utilisation du langage populaire et la création de nouveaux rythmes ont fait de ce style un complément essentiel de la danse. De nombreuses tendances sont apparues. Ainsi de nouvelles chikhate, des petits groupes de quartier et autres chanteurs et chanteuses de charme ont pu proliférer dans toutes les villes.
Musique Gnawa
Ce sont généralement les descendants d'anciens esclaves issus de populations originaires d'Afrique Noire. Ils se sont ensuite métissés à la population locale et se sont formés en confrérie pour créer un culte original mélangeant des apports africains et arabo-berbères. La danse et le chant gnawa ont un aspect mystico-religieux. Les danseurs sont parfois capables d'exécuter de très belles acrobaties. Avec leur crakeb (crotales en métal), les chanteurs et danseurs peuvent se mettre en transe parfois. Le style est envoûtant, folklorique et superbe. Le berceau de la musique Gnawa vient de la Région d'Essaouira au Maroc.
Le Raï
Né à Oran, cette musique a vite franchi les frontières qui la séparait du Maroc. On peut dire que la ville d'Oujda, capitale de l'oriental, est le berceau du Raï marocain où sont apparus les premiers groupes
(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_marocaine)
Les instruments de musique
Instruments à cordes ou cordophones
• La kamanja : C'est un violon avec archet et une caisse de résonance aplatie en forme de huit. Utilisé dans tous les genres musicaux.
• Le Qanûn : Sorte de cithare sur table, utilisée dans la musique andalouse et dans la musique arabe moderne.
• Le gambri : Sorte de guitare en bois de forme semi-conique ou ronde recouverte d'une peau de mouton feutrée. Emploie deux ou trois cordes. Nombreuses variantes.
• Le rebab : Constitué de bois, sa forme est celle d'un corps de fève présentant une surface plane en bois avec des rosaces ajourées, couverte en partie par une peau de chèvre.
• Le oud : Le oud est utilisé traditionnellement dans la musique andalouse, il est constitué d'une caisse de résonance concave qui comporte une surface plane décorée de motifs floraux et géométriques ajourés, sur laquelle sont tendues six cordes.
Instrument de percussion
• Le bendir : Instrument à percussion, formé d'une bande mince de bois sur laquelle est tendue d'un côté une peau de chèvre. Une variante comporte des ouvertures sur le côté logeant des rondelles en cuivre.
• Les tebilats : Tambourin composé de deux éléments jumelés, fixés par des lacets en cuir et comportant deux ouvertures couvertes de peau de mouton parcheminée.
• La taarija et la darbuqqa : Instruments de percussion constitués d'une poterie comportant une ouverture couverte de peau de mouton parcheminée.
• La guedra : Instrument de percussion constitué d'une poterie à large ouverture recouverte d'une peau parcheminée peinte au henné ou par des colorants naturels. Utilisée dans les régions sahariennes par les « hommes bleus ».
• Les karkabat : Appellation donnée généralement aux crotales métalliques dans les différentes régions du Maroc. Dans la région de Marrakech et d'Essaouira, on les appelle aussi krakech, quand elles sont en fer forgé et krakeb si elles sont faites en bois.
Instruments à vent ou aérophones
• La nira : Flûte à anche en roseau comportant six à huit trous. Utilisée principalement dans le Haut Atlas et par les bergers.
• Le ney : flûte en roseau.
(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Instruments_de_la_musique_marocaine)